Beaucoup d'étudiants de master consacrent des semaines à leur terrain, puis rédigent leur revue de littérature en trois jours. Le jury le voit. Pas à cause du style - à cause des lacunes théoriques que même une heure de lecture supplémentaire aurait comblées.
Ce guide décompose la revue de littérature mémoire en 4 étapes concrètes et dans l'ordre où elles doivent être faites. Vous trouverez aussi un plan annoté en sciences de gestion, pour voir à quoi ressemble une synthèse des connaissances qui tient la route face à un jury.
Qu'est-ce qu'une revue de littérature dans un mémoire ?
Une revue de littérature, ce n'est pas une liste de résumés. C'est une synthèse critique et organisée de ce que les chercheurs savent déjà sur ton sujet - et surtout, de ce qu'ils ne savent pas encore.
La différence compte. Une bibliographie annotée dit : «Untel a écrit ça en 2019.» Une revue de littérature dit : «Trois courants s'affrontent sur cette question depuis les années 2000, et aucun n'a résolu le problème X - c'est précisément là que mon mémoire intervient.» Le jury cherche ce deuxième type de raisonnement.
Concrètement, la revue remplit trois fonctions dans ton mémoire :
- Justifier ta problématique. Elle montre que ta question de recherche n'est pas arbitraire - elle émerge d'un vrai vide dans la littérature existante.
- Ancrer ton travail dans un corpus académique. Tu démontres que tu maîtrises les auteurs de référence sur ton terrain.
- Poser le cadre théorique. Les concepts que tu mobiliseras plus loin trouvent ici leur origine et leur définition.
Revue de littérature ou état de l'art ?
En France, les deux termes circulent selon les filières. La distinction n'est pas toujours rigide, mais elle existe dans les faits.
| Terme | Domaine d'usage habituel | Ce qu'il met en avant |
|---|---|---|
| Revue de littérature | Sciences humaines et sociales (SHS), gestion, droit | Débats théoriques, courants de pensée, lacunes conceptuelles |
| État de l'art | Sciences dures, ingénierie, informatique | Solutions techniques existantes, benchmarks, limites des modèles actuels |
Vérifie le guide méthodologique de ton établissement avant de choisir le titre de cette section. Paris-Saclay et la Sorbonne publient chacun des normes spécifiques pour leurs masters - les exigences varient d'une UFR à l'autre, parfois d'une année sur l'autre.
À quel moment intégrer la revue de littérature dans votre plan ?

La revue de littérature occupe toujours la même position dans un mémoire bien structuré : après l'introduction et la problématique, avant la méthodologie et le terrain. Ce n'est pas une convention arbitraire. C'est une logique.
Le fil conducteur est simple. Votre introduction pose une question. La revue de littérature montre ce que les chercheurs ont déjà répondu, puis - point clé - ce qu'ils n'ont pas encore répondu. Ce vide justifie votre contribution. Sans ce vide clairement identifié, votre jury ne voit pas pourquoi votre mémoire existe.
Conséquence pratique : rédigez la revue après avoir stabilisé votre problématique, même si la recherche bibliographique a commencé bien avant. Beaucoup d'étudiants font l'erreur inverse - ils accumulent des fiches de lecture dès la première semaine, puis essaient de les « caser » dans un plan. Le résultat ressemble à une liste de résumés, pas à une synthèse critique. Le jury le voit, comme on l'a dit en introduction.
Revue de littérature vs cadre théorique : même chose ?
Pas toujours. La distinction dépend de votre discipline et de votre directeur de mémoire.
| Élément | Revue de littérature | Cadre théorique |
|---|---|---|
| Objectif | Cartographier l'état des connaissances | Poser les concepts que vous retenez pour analyser |
| Périmètre | Large : débats, courants, auteurs | Ciblé : 2 à 4 concepts opérationnels |
| Position dans le plan | Partie I ou II selon les disciplines | Souvent en fin de partie théorique |
En gestion ou en sciences sociales, les deux sont souvent fusionnés dans une seule partie théorique du mémoire. En psychologie ou en sciences de l'éducation, certains directeurs les séparent en deux chapitres distincts. Vérifiez le guide méthodologique de votre université avant de choisir.
Étape 1 – Identifier les sources pertinentes
Tout commence par les mots-clés, pas par Google. Un étudiant qui ouvre un moteur de recherche généraliste perd en moyenne une à deux heures à trier des résultats non académiques avant de trouver quoi que ce soit d'utilisable. Partez des bases de données, puis remontez la piste des auteurs cités en bibliographie.
- Définir ses mots-clés en français ET en anglais. La majorité des recherches publiées en sciences humaines et sociales restent en anglais, même sur des sujets franco-centrés. Si votre problématique porte sur la communication en entreprise multiculturelle, cherchez simultanément « management interculturel » et « cross-cultural management ». Doublez systématiquement chaque concept clé. Vous obtiendrez deux à trois fois plus de résultats exploitables.
- Choisir les bonnes bases de données selon votre discipline. Toutes ne couvrent pas les mêmes champs.
| Base de données | Accès | Disciplines prioritaires |
|---|---|---|
| Google Scholar | Gratuit | Toutes disciplines |
| Cairn.info | Via bibliothèque universitaire | SHS francophones |
| JSTOR | Via bibliothèque universitaire | Sciences humaines, droit, économie |
| PubMed | Gratuit | Sciences de la vie, santé |
- Appliquer des critères de sélection stricts. Privilégiez les articles peer-reviewed : ils ont été relus par au moins deux experts indépendants avant publication, ce qui représente une garantie méthodologique de base. Limitez votre corpus aux 10-15 dernières années pour rester ancré dans les débats actuels. Exception valide : les auteurs fondateurs dont le travail structure encore le champ — un mémoire en management qui ignore Hofstede ou Mintzberg perd en crédibilité, quelle que soit l'année de publication.
- Calibrer le volume de sources. Pour un master 2, un corpus de 20 à 40 références est souvent évoqué dans les guides méthodologiques universitaires comme point de départ raisonnable — votre directeur de mémoire reste le meilleur juge pour votre discipline spécifique. Mieux vaut 25 sources bien maîtrisées que 60 résumées superficiellement.
Ne partez pas de Google — partez des bases de données académiques et remontez vers les auteurs cités en bibliographie. Une bonne source en amène trois autres.
Dès cette première étape, installez Zotero (gratuit, open source) pour enregistrer chaque référence au fur et à mesure. Reprendre une recherche bibliographique mémoire sans outil de gestion, c'est reconstruire manuellement des dizaines de citations à la fin — une perte de temps que vous éviterez facilement.
Étape 2 – Lire et synthétiser efficacement

Lire vite et mal, c'est perdre deux fois du temps. Une bonne méthode de lecture réduit de moitié le volume à traiter, sans sacrifier la profondeur de l'analyse des sources.
1. La lecture en deux passes
Ne lisez pas un article de 30 pages du début à la fin dès la première fois. Commencez par l'abstract et la conclusion : en deux minutes, vous savez si la source nourrit votre problématique ou si vous pouvez l'écarter. Une majorité des articles repérés sur Google Scholar ou Cairn tombent à cette étape - et c'est normal. Passez à la lecture complète uniquement pour les sources qui survivent à ce premier filtre.
2. La fiche de lecture structurée
Chaque source retenue mérite une fiche. Cinq champs suffisent :
- Auteur / année - référence exacte selon les normes bibliographiques APA ou Chicago exigées par votre université
- Thèse principale - l'argument central en une phrase
- Méthodologie - étude empirique, méta-analyse, essai théorique ?
- Résultats clés - chiffres, conclusions, modèles proposés
- Lien avec votre problématique - en quoi cette source déplace ou confirme votre angle
Ce dernier champ est le plus important. C'est là que commence votre voix critique, pas dans la rédaction finale.
3. Zotero ou Mendeley pour annoter et citer
Les deux outils sont gratuits. Zotero s'intègre directement à Word et LibreOffice ; il génère automatiquement les citations selon le style bibliographique configuré (APA 7e édition, Chicago 17e, etc.), ce qui élimine les erreurs de formatage les plus fréquentes dans les mémoires de master. Mendeley offre une interface d'annotation PDF plus fluide si vous travaillez sur tablette. Choisissez l'un des deux - peu importe lequel - et tenez-vous-y dès la première source.
4. Regrouper par thème pendant la lecture
N'attendez pas la rédaction pour organiser vos fiches. Dès que vous en avez six ou sept, créez des dossiers thématiques dans Zotero : « définitions », « débats méthodologiques », « résultats contradictoires ». Ce regroupement précoce est ce qui rend la méthode de revue de littérature réellement opérante - il construit le plan presque tout seul.
Évitez le copier-coller de résumés : le jury attend votre voix critique, pas une liste de paraphrases. Rédiger une fiche de lecture, c'est déjà interpréter - pas seulement retranscrire.
Étape 3 – Organiser les courants théoriques

La structure de ta revue de littérature détermine si le jury lit un raisonnement ou une liste. Trois approches existent - et elles ne s'appliquent pas aux mêmes terrains.
| Approche | Principe | Idéale pour | Limite principale |
|---|---|---|---|
| Thématique | Regrouper les sources par concepts ou débats récurrents | Gestion, sciences sociales, communication | Risque de perdre la progression temporelle des idées |
| Chronologique | Montrer l'évolution du champ par périodes ou ruptures paradigmatiques | Champs ayant connu des tournants nets (ex. : sociologie des organisations, années 1980-2000) | Devient descriptif si les ruptures sont floues |
| Méthodologique | Comparer les études selon leur design (qualitatif vs quantitatif, longitudinal vs transversal) | Mémoires en psychologie, santé publique, sciences de l'éducation | Peut masquer les débats de fond sur les concepts |
Pour la majorité des mémoires de master en gestion ou en sciences sociales, l'approche thématique tient mieux la route. Elle oblige à identifier les véritables lignes de fracture entre écoles de pensée, plutôt que de simplement dérouler une chronologie.
Comment identifier les grands courants ?
Pars des auteurs les plus cités dans les articles que tu as déjà sélectionnés à l'étape 2. Si trois articles sur cinq citent Bourdieu sur la question du capital social, c'est un signal : ce courant structure le débat. Repère ensuite les désaccords répétés - quand deux groupes d'auteurs s'affrontent sur la même question à dix ans d'intervalle, tu tiens un débat fondateur.
Un plan annoté aide à visualiser la logique avant d'écrire. Voici un exemple pour un mémoire sur la performance des équipes de travail hybrides :
- Partie 1 - Définitions et contours du travail hybride (ancrer les concepts, poser les désaccords sémantiques) → lien avec la problématique : délimiter l'objet étudié
- Partie 2 - Théories de la coordination à distance : courant techno-centré (Daft & Lengel, 1986) vs courant socio-organisationnel (Orlikowski, 2002) → lien : identifier les leviers actionnables
- Partie 3 - Mesure de la performance collective : débat entre indicateurs individuels agrégés et mesures systémiques → lien : justifier le choix méthodologique du mémoire
Chaque partie se referme sur un lien explicite avec ta problématique. Sans ce lien, la synthèse des connaissances reste suspendue dans le vide - le jury ne comprend pas pourquoi tu as construit ton état de l'art ainsi.
Étape 4 – Rédiger la revue avec un fil directeur

La structure en entonnoir est la seule qui fonctionne : partir du contexte large du champ, resserrer progressivement, et terminer sur le vide théorique que ton mémoire vient combler.
Beaucoup d'étudiants font l'inverse. Ils ouvrent leur revue de littérature mémoire sur l'auteur qu'ils ont lu en premier, puis enchaînent les résumés dans l'ordre où les sources leur sont tombées dessus. Le jury obtient une liste. Pas un raisonnement.
Cinq règles concrètes changent ça.
- Un paragraphe, une idée - pas un auteur. Si tu écris « Durand (2018) affirme que... », puis « Martin (2020) montre que... », tu fais un rapport de lecture. Regroupe les auteurs autour d'une même idée et commente leur accord ou leur désaccord.
- Utilise des connecteurs d'opposition. « Cependant », « à l'inverse », « en revanche » signalent au lecteur que tu compares, pas que tu listes.
- Adopte une voix critique. « Cette étude présente la limite d'un échantillon de 40 répondants issus d'un seul secteur » vaut dix fois mieux que « cette étude est intéressante ».
- Soigne les transitions entre sous-parties. Une bonne transition reformule ce qui vient d'être établi en une phrase, puis annonce la sous-partie suivante. Deux phrases suffisent.
- Ferme la revue sur le research gap. Le dernier paragraphe nomme explicitement ce que la littérature ne résout pas encore - c'est l'espace que ton mémoire occupe.
Positionner chaque source dans un débat, puis montrer où ce débat s'arrête : c'est ce qui distingue une synthèse critique d'un état de l'art purement descriptif. Cette attente est régulièrement rappelée dans les grilles d'évaluation des mémoires de master publiées par les universités françaises.
Un exemple de plan annoté
| Partie de la revue | Ce que tu écris | Fonction dans le raisonnement |
|---|---|---|
| Contexte large | État du champ en 3-4 idées clés, sources datées de moins de 10 ans | Ancre le lecteur dans le domaine |
| Courants et débats | Confrontation des approches théoriques identifiées à l'étape 3 | Montre que tu lis en critique, pas en copiste |
| Limites et lacunes | Ce que les études existantes ne couvrent pas (terrain, période, population) | Prépare la justification de ta problématique |
| Research gap explicite | Une phrase directe : « Aucune étude ne porte sur X dans le contexte Y » | Ouvre la porte à ton mémoire |
Une fois la première version écrite, relis en cherchant les paragraphes qui commencent par un nom d'auteur. Ce sont tes points faibles. Reformule-les autour de l'idée défendue, et déplace l'auteur entre parenthèses. Cette relecture - que tu peux relier à tes corrections finales du mémoire - prend rarement plus de deux heures et change l'impression générale du texte.
Les erreurs les plus fréquentes à éviter

La plupart des revues de littérature faibles ne souffrent pas d'un manque de sources. Elles souffrent des mêmes six erreurs, repérées à chaque session de soutenance.
- Résumer sans mettre en dialogue. Tu décris ce qu'a dit Dupont (2018), puis ce qu'a dit Martin (2020), puis ce qu'a dit Lee (2022). Résultat : un catalogue. La correction : après chaque résumé, ajoute une phrase qui compare, oppose ou prolonge - «contrairement à Dupont, Martin montre que…»
- Inclure des sources trop anciennes sans explication. Une étude de 2007 dans un champ qui a bougé depuis 2015, c'est un signal d'alerte pour le jury. Exception admise : les auteurs fondateurs (Bourdieu, Foucault, Kahneman). Pour les autres, justifie ou remplace.
- Déconnecter la revue de la problématique. Chaque source sélectionnée doit répondre à une dimension précise du sujet. Si tu ne peux pas expliquer en une phrase pourquoi elle est là, elle n'a probablement rien à faire dans ton état de l'art mémoire.
- Écrire sans voix critique. Citer une étude sans mentionner ses limites, son échantillon ou ses conditions de validité, c'est traiter la littérature comme de la vérité absolue. Le jury attend un jugement, pas une révérence.
- Sur-citer un seul auteur. Dix références sur vingt qui pointent vers le même chercheur, c'est un corpus fragilisé. Un bon état de l'art mémoire mobilise des courants contradictoires, pas un seul maître à penser.
- Ignorer la littérature anglophone. Les revues francophones couvrent une fraction du corpus mondial. Sur des sujets comme le management, les sciences cognitives ou le marketing digital, l'essentiel se publie en anglais. Lire abstracts et conclusions suffit souvent pour évaluer la pertinence d'un article avant de le lire en entier.
Avant la soutenance, fais relire ta revue de littérature mémoire par quelqu'un qui ne connaît pas ton sujet. Si cette personne ne comprend pas le fil entre les sources, le jury - lui - ne le comprendra pas non plus.
Exemple de plan de revue de littérature annoté

Voici à quoi ressemble un plan thématique concret, tel qu'il pourrait figurer dans un mémoire de M2 en sciences de gestion sur « L'impact du télétravail sur l'engagement organisationnel ». Chaque bloc est suivi d'une annotation qui explique le choix éditorial.
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Introduction de la revue de littérature
Présenter l'essor du télétravail depuis 2020 et son impact supposé sur les comportements au travail. Annoncer le plan en trois parties thématiques.
Annotation : deux à trois phrases suffisent. Le but n'est pas de résumer le mémoire, mais d'orienter le lecteur vers ce que la revue va démontrer. Éviter les formules vagues comme « de nombreux chercheurs s'intéressent à ce sujet ». -
2.1 — Définitions et contours du télétravail
Partir de Nilles (1976), qui a forgé le terme telecommuting, puis intégrer les redéfinitions post-2020 issues du contexte Covid (OIT, 2021 ; Eurofound, 2022). Distinguer télétravail partiel, full remote et travail hybride.
Annotation : ancrer la revue dans les auteurs fondateurs donne de la légitimité. La littérature récente post-2020 est indispensable ici car le terrain a radicalement changé. Ne pas confondre définir et encyclopédier : deux pages maximum. -
2.2 — Les théories de l'engagement organisationnel
Présenter le modèle tridimensionnel d'Allen & Meyer (1990) : engagement affectif, de continuité et normatif. Discuter les critiques de ce modèle (Klein et al., 2012), qui jugent la composante normative redondante.
Annotation : c'est ici que l'état de l'art mémoire exige un vrai positionnement. Exposer le débat, pas juste le modèle dominant. Le jury attend que vous sachiez pourquoi vous retenez Allen & Meyer plutôt qu'un autre cadre. -
2.3 — Télétravail et engagement : résultats empiriques
Croiser les deux concepts. Certaines études (Bloom et al., Stanford, 2015) mesurent un gain de productivité de 13 % en télétravail. D'autres (Gibbs et al., 2021) signalent une érosion du lien affectif à l'organisation après 18 mois. Les résultats sont contradictoires selon le secteur et le degré d'autonomie.
Annotation : signaler les contradictions n'est pas une faiblesse, c'est le cœur de la revue. C'est précisément là que votre problématique prend sa valeur. -
Conclusion de la revue — Research gap
La littérature documente les effets à court terme du télétravail contraint (2020-2021), mais les effets du télétravail choisi et hybride sur l'engagement affectif à long terme restent peu étudiés, en particulier dans les PME françaises. Ce mémoire comble ce manque.
Annotation : trois phrases, pas plus. La première résume ce que la littérature sait. La deuxième nomme ce qu'elle ignore. La troisième justifie votre mémoire. C'est la seule conclusion qui intéresse le jury.
Ce plan suit l'approche thématique décrite à l'étape 3 : d'abord les concepts séparés, puis leur articulation, puis le vide que votre recherche vient remplir. Aucune chronologie, aucun résumé d'auteur par auteur. Un raisonnement.
Besoin d'aide pour rédiger votre revue de littérature ?

La revue de littérature est souvent la partie la plus longue à construire. Identifier les bons auteurs, croiser les courants théoriques, rédiger une synthèse critique plutôt qu'un empilement de résumés : ça prend du temps, et ça demande un vrai recul sur le sujet.
Certains étudiants en alternance ou en double cursus n'ont pas ce temps. Ils se tournent alors vers des services d'aide à la rédaction de mémoire. Ces services existent, ils varient beaucoup en qualité, et choisir le mauvais peut coûter cher - en argent comme en crédibilité.
Si tu envisages cette option, le mieux est de t'appuyer sur des évaluations objectives avant de décider. Avisscribe.fr recense et analyse ces services de façon neutre, pour t'aider à faire un choix informé.
Questions fréquentes
Combien de sources faut-il dans une revue de littérature de master ?
Pour un mémoire de M2, la fourchette courante se situe entre 20 et 50 sources selon la discipline. Privilégiez toujours la qualité sur la quantité : un article publié dans une revue à comité de lecture (peer-reviewed) ou un ouvrage de référence aura bien plus de valeur qu'une dizaine de sources peu fiables. Certains directeurs de mémoire fixent un seuil minimum dans le guide méthodologique de leur université — pensez à le consulter dès le début de votre travail.
Quelle est la différence entre revue de littérature et état de l'art ?
Ces deux expressions désignent la même démarche : une synthèse critique de la littérature scientifique existante sur un sujet donné. La nuance est surtout disciplinaire : « état de l'art » est plus utilisé en sciences dures, en ingénierie et en informatique, tandis que « revue de littérature » est privilégié en sciences humaines et sociales (SHS) et en gestion. Sur le fond, la méthode pour les construire est rigoureusement identique. Certaines universités emploient les deux termes de façon interchangeable sans distinction.
Peut-on utiliser des sources en anglais dans un mémoire rédigé en français ?
Oui, et c'est même fortement recommandé pour enrichir votre corpus et montrer votre maîtrise de la littérature internationale. Dans le corps du texte, les citations doivent être traduites en français, avec la version originale placée en note de bas de page ou entre guillemets selon les consignes de votre établissement. Les références bibliographiques, elles, restent toujours rédigées dans la langue originale de la source.
Quelle longueur pour une revue de littérature en master 2 ?
En règle générale, la revue de littérature représente entre 10 et 20 % du volume total de votre mémoire. Pour un M2 de 60 à 80 pages, cela correspond à environ 8 à 15 pages de rédaction. La longueur varie aussi selon la discipline : en SHS, le cadre théorique est souvent plus développé qu'en gestion appliquée, où l'on attend davantage de résultats terrain.
Faut-il rédiger la revue de littérature avant ou après la collecte des données ?
Idéalement, votre revue de littérature doit être substantiellement rédigée avant la collecte de données sur le terrain, car elle guide directement la construction de votre guide d'entretien ou de votre questionnaire. En pratique, il est tout à fait normal de l'affiner et de la compléter après l'analyse des données, afin de mieux mettre en lumière le manque dans la littérature (research gap) que votre étude vient combler. Pensez-y comme un document vivant que vous améliorez tout au long de votre recherche.
Comment citer correctement dans une revue de littérature selon les normes françaises ?
Les normes les plus répandues en France sont l'APA 7e édition et la norme ISO 690 ; certaines écoles imposent le style Chicago ou Vancouver selon la discipline. Des outils comme Zotero ou Mendeley vous permettent de générer automatiquement vos citations et votre bibliographie dans le format demandé, ce qui vous fait gagner un temps précieux. Dans tous les cas, consultez en priorité le guide méthodologique de votre université, qui fait foi en cas de doute.
- Qu'est-ce qu'une revue de littérature dans un mémoire ?
- À quel moment intégrer la revue de littérature dans votre plan ?
- Étape 1 – Identifier les sources pertinentes
- Étape 2 – Lire et synthétiser efficacement
- Étape 3 – Organiser les courants théoriques
- Étape 4 – Rédiger la revue avec un fil directeur
- Les erreurs les plus fréquentes à éviter
- Exemple de plan de revue de littérature annoté
- Besoin d'aide pour rédiger votre revue de littérature ?
- Questions fréquentes